mercredi 24 juillet 2013

"Gatsby le magnifique" de Francis Scott Fitzgerald

Il y a quelques semaines, j'avais vu "La couleur des sentiments" et Mathilde m'avait plutôt conseillé le livre pour l'intensité de son histoire. Le film "Gatsby le magnifique" réalisé par Baz Luhrmann vient de sortir au cinéma, alors cette fois-ci, j'ai pris les devants et j'ai préféré lire le roman de Francis Scott Fitzgerald avant de voir le film.


L'histoire se déroule en 1922 à New-York pendant les années folles. Jay Gatsby vit dans sa somptueuse villa de Long Island où il organise de fastueuses réceptions où les invités se pressent en foule. Il ne cherche à éblouir qu'une seule personne, Daisy, élégante, séduisante mais surtout mariée à Tom Buchaman.

Ce livre est un des romans américains emblématiques du 20ème siècle. Il met en lumière ce Rêve américain - jazz, champagne, argent - et en montre les effets pervers. On se croit entouré mais on finit sa vie, abandonné de tous. L'écriture de Fitzgerald est fluide, n'est pas trop ostentatoire, ce qui rend la lecture agréable, facile et captivante. Plus j'avançais dans ma lecture, moins je voyais Leonardo DiCaprio dans le rôle-titre. Mes faveurs iraient plutôt à James Franco... Quoiqu'il en soit, le livre m'a donné envie de voir l'adaptation cinématographique, ma prochaine étape !

Morceaux choisis

Je me sentis assez dépaysé pendant un jour ou deux, jusqu'à ce qu'un matin, un homme plus récemment arrivé que moi m'arrêta sur la route.
- Le village de West-Egg, je vous prie ? me demanda-t-il, désorienté.
Je le renseignai. Et, continuant mon chemin, je ne me sentis plus dépaysé.

Quelque chose le poussait à mordiller, comme un poisson l'hameçon, le bord des idées rancies, comme si son robuste égoïsme physique ne suffisait plus à nourrir son coeur autoritaire.

- Elle s'est chamaillée avec un monsieur qui se dit son mari, expliqua une jeune fille contre mon coude.
Je jetai un coup d'oeil autour de moi. La plupart des dames encore présentes se chamaillaient avec des messieurs qu'on disait être leurs maris.

Chacun de nous soupçonne qu'il possède pour le moins des vertus cardinales, et voici la mienne : je suis un des rares hommes honnêtes que j'ai jamais connus.

C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette vers le passé.

1 commentaire:

Anne-Solène a dit…

Je l'ai lu aussi et j'ai vu le film dans l'avion et j'avoue que je n'ai pas trop ete conquise... Peut etre parce que je l'ai lu en anglais et que le vocabulaire utilise est tres (trop?!) classique et m'a paru soporiphique... Idem pour le film: je me suis endormie! lol