vendredi 19 avril 2013

Attentats de Boston - Suite et fin !

Quelle journée ! Je me réveille ce matin pour aller courir et je consulte rapidement les news. Hier soir, les médias parlaient d'une fusillade vers le MIT (Massachusetts Institute of Technology), je voulais savoir ce qu'il en était. Et là, stupeur ! La ville est en alerte maximium, un des suspects est mort et le deuxième est en cavale. On oublie le footing matinal, je réveille Justin (le pauvre, ça ne lui réussit pas le reveil à 6h30...) et on se met devant le direct de CNN. Les news tombent en rafale : interdiction de sortir de chez soi, pas de transport en commun, écoles et universités fermés, hôpitaux sous haute sécurité et 9000 soldats dans les rues. Waouh !

Vers 10h30-11h, Justin part à son travail en voiture. Il habite juste à côté de l'autoroute et n'a pas besoin de passer le périmètre de sécurité qui est dans la rue d'en face. Quant à moi, c'est une autre histoire ! Je suis à Cambridge et je dois aller absolument au labo. J'attends donc que les choses se décantent et croise les doigts pour qu'ils arrêtent le deuxième suspect. 12h30, toujours rien de nouveau, je vois quelques rares personnes qui marchent à pied et je décide d'aller au labo à pied (1h). Je peux vous dire que je ne faisais pas le fier dans les rues... Pour maximiser mes chances de ne pas passer pour le suspect, j'ai mis mon plus beau T-shirt avec le champignon de Mario, mon badge de l’hôpital bien en évidence sur ma poitrine et manteau ouvert pour montrer que je n'ai pas d'explosif. J'ai croisé quelques personnes qui faisaient leur footing (comme quoi, y a plus taré que moi !) et surtout de nombreux flics qui fouillaient surtout le coffre des taxis.

J'arrive à l'hôpital et là, plein plein de voitures de flics. Je m'approche, mon badge bien en évidence. Je dis que je travaille juste dans le building derrière. Le flic très gentil : "Tu passes cette ligne, ça va mal aller pour toi !" Je crois qu'il est un peu les nerfs. J'attends donc dans la rue et prends quelques photos.



20-30 minutes, je comprends pourquoi on est retenu : il y a un colis suspect ! Sur la dernière photo, vous voyez le soldat à gauche avec une boite blanche. C'est une boite de cartouche d'imprimante. Quand nos cartouches sont finies, on doit les renvoyer à l'usine dans leur boite d'origine. Un truc métallique dans une boite, ils ont paniqué... L'alerte passée, je peux enfin avoir accès au labo, fais mes manip' en urgence (dont un ensemencement de 70 boites de cellules), passe faire quelques courses au supermarché (que je n'ai jamais vu aussi plein !) et rentre chez moi. Locked ! Entre films et actualités, j'ai donc suivi avec plaisir l'heureux dénouement de la soirée. Quand le maire a envoyé un tweet "We got him", aussitôt les gens ont applaudi dans la rue et même un fe d'artifices dans le Sud de Boston. Sur le web, les gens laissent aussi éclater leur joie et surtout leur humour...


Cette semaine riche en émotions se termine entre joie et espoir. Va-t-on avoir des réponses à toutes nos questions ? Demain est un autre jour, je file me coucher : épuisé !

Après le Harlem Shake...

Après le ras de marée du Harlem Shake, voici les futures tendances qui pourraient faire un malheur dans les mois qui viennent.

Le Hallway Swimming

Le concept est simple : se propulser d’un côté à l’autre du couloir du lycée comme un nageur dans une piscine. Si vous voulez avoir les bases, regardez cette première vidéo.


Ensuite, pour le faire en groupe, c'est autre chose ! Et ça m'a l'air assez physique !


Le Kamehameha

Pour les fans de "Dragon Ball Z", je n'aurai pas besoin d'expliquer ce qu'est un Kamehameha. Il s’agit d’une figure de combat fictive issue du dessin animé. Souvenir, souvenir...


Depuis quelques semaines, les écolières japonaises postent sur les réseaux sociaux, des photos où elles miment le geste de Sangoku. Et cela n'a pas fini de s'amplifier avec la sortie du film "Dragon Ball Z : Battle of Gods" cette année !


jeudi 18 avril 2013

ADN : disque dur du futur

Des chercheurs du LEBM-Institut européen de bio-informatique ont publié en début d'année dans la revue Nature - à lire ici - leurs recherches qui ont permis de démontrer qu’il est possible de stocker une grande variété d’informations dans... de l'ADN synthétique ! Des chercheurs ont réussi à stocker des images et des sons sur une molécule d'ADN. 100 millions d’heures de vidéo et des photos ont pu être enregistrées dans un volume équivalent à une tasse d’ADN !

Pour se faire la main, ils ont encodé le discours de Martin Luther King "I Had a dream" et 154 sonnets de Shakespeare dans de l'ADN qu'ils ont envoyés en Allemagne où une autre équipe a pu récupérer les fichiers originaux avec une précision de 100% par séquençage de l'ADN. Le succès de cette expérience a résidé dans l'écriture des données. Les données numériques composées de successions de 0 et de 1 (mode binaire) ont été transcrites en système trinaire utilisant (0, 1 et 2) puis à nouveau transcrites pour les faire correspondre aux quatre bases azotées qui composent l’ADN (A, C, T et G). Pour éviter les erreurs de lecture, les chercheurs ont décomposé le code en de multiples fragments d'ADN se chevauchant dans les deux sens, et indexés de façon à indiquer leur position précise dans l’ensemble. En image, cela sera peut-être plus clair pour les non-scientifiques.


Les scientifiques envisagent d'utiliser l'ADN pour archiver des données ne nécessitant pas un accès fréquent mais devant être sauvegardées sur plusieurs générations comme par exemple l'emplacement des sites nucléaires dans le monde. C'est beau la Science !

mercredi 17 avril 2013

WTF ?!

Depuis quelques jours, en Chine, la nouvelle mode sur Internet consiste en effet à poster des photos de son chien... en collants ! WTF ?! Oui, en effet, les gens n’ont rien d’autre à faire apparemment. Les photos sont publiées sur Weibo, le Twitter chinois, et elles ont un succès immédiat ! On a deux manières de prendre la chose : soit avec le sourire, soit en se mettant à la place de ces pauvres bêtes…





mardi 16 avril 2013

Attentats de Boston

C'est le récit d'une journée qu'on aurait tous voulue ordinaire. Le Patriot's day est un jour férié aux USA mais pour moi, c'est labo quand même ! Dans les transports en commun dès 7h30 où les gens affluent d'un peu partout pour encourager et voir l'arrivée des marathoniens. Matinée intense de manip' pour être à l'heure au brunch de 12h30 avec Justin, Lindsay, Kelly et Ben. Ensuite, on veut aller sur la ligne d''arrivée vers 15h car Lindsay n'a jamais vu l'arrivée du marathon de Boston. Je rejoins Justin et Lindsay et on décide d'aller prendre notre table à Church. Kelly et Ben sont à la bourre... On commence donc à boire nos mimosas en trinquant au soleil, au printemps et au marathon !


Kelly et Ben arrivent avec plus d'une heure de retard ! Il est plus 13h30, le temps de manger on ne sera jamais à 15h sur la ligne d'arrivée. Je suis un peu vénère car j'ai encore des manip' à faire. En attendant, profitons ! Mimosa, mimosa et mimosa ! Au moment de payer, on regarde l'écran TV du resto et là : "Explosion at the final line of Boston marathon". On a que les vues aériennes avec les ambulances. Justin dit : "Il doit y avoir de la fumée et les gens paniquent". On est loin de s'imaginer l'horreur... On sort du restaurant (qui est à moins d'un kilomètre du lieu de l'attentat) et on comprend que c'est beaucoup plus grave qu'on ne l'avait supposé. Hélicoptères, ambulances, flics, camions de TV, ... On décide donc d'aller trouver refuge chez Lindsay. On regarde les news et on voit donc ces images horribles. Dire qu'on devait être aux environs de la ligne d'arrivée au moment de l'explosion. Il est bon parfois d'avoir des amis qui ont du retard... On en peut s'arrêter de regarder les images. Voici quelques photos vues ça et là dans la presse et qui traduisent bien l'horreur causée par ces deux bombes. Attention, certaines images peuvent choquer !








Sur cette dernière photo, vous avez le héros de Boston, Carlos Arredondo, un immigré du Costa Rica qui est venu encourager un ami marathonien. Juste après l'explosion, il a aidé au secours des victimes et en particulier ce jeune homme, Jeff Bauman, venu encourager sa petite copine qui courait le marathon. Jeff a perdu ses deux jambes mais grâce au garrot fait par Carlos, il est encore en vie aujourd'hui.

En fin de journée, Justin décide de rentrer chez lui malgré la confusion. Je le raccompagne jusqu'à mi-chemin et peux constater que le centre-ville est bouclé. Pas de voitures et des flics partout.



Aujourd'hui, la ville est étrangement calme. Personne ne comprend vraiment pourquoi Boston, pourquoi le Marathon. Les flics quadrillent la ville et l'entrée de l'hôpital est surveillé par des soldats armés de mitraillettes. La vie reprend ses droits...